ENSEIGNEMENT / JESUS DANS LES QUATRE ÉVANGILES

Le mot « Évangile » en grec se traduit par « Euangelion » et en latin par « Evangelium », désignant à la fois le message chrétien, les livres contenant la vie de Jésus-Christ de Nazareth et son enseignement. Ce mot signifie également « Bonne Nouvelle ». Dans le testament de Jésus, ce thème n’a jamais désigné un livre, mais un message, un enseignement donné par le Seigneur Jésus-Christ, basé sur la croix et son Royaume qui s’est approché des hommes. Ce message annonce à ceux-ci la vie éternelle, la joie parfaite, la guérison de l’âme par la repentance et le jugement dernier. En parcourant la Bible, ce message est appelé l’Évangile du Royaume (Matthieu 4 : 3 ; 9 : 35 ; 24 : 14 ), l’Évangile de Dieu (Romains 1 : 1 ; 1 Thessaloniciens 2 : 2-9 ; 1 Timothée 1 : 11), l’Évangile de Christ (Marc 1 : 1 ; Romains 15 : 19 ; 1 Corinthiens 9 : 12 ; Galates 1 : 7, 2 Corinthiens 9 : 13), la bonne nouvelle de la grâce de Dieu (Actes 20 : 24), l’Évangile de paix (Éphésiens 6 : 15), l’Évangile de votre salut (Éphésiens 1 : 13), le glorieux Évangile (2 Corinthiens 4 : 4).

Mais, dans la période post-apostolique, le terme « Euangelion » désigna en outre, les écrits où les apôtres rendent témoignage à Jésus. Chacun de ces écrits prit le nom d’Evangile. De même, on appela « Évangile » l’ensemble des quatre écrits.

Dans notre partage, nous allons nous focaliser sur les quatre évangiles. Les ressemblances et différences constatées dans ces quatre livres d’Évangile ont amené plusieurs philosophes et érudits à se poser des questions, notamment relatives au problème du synoptique des trois livres d’évangiles (Matthieu, Marc et Luc). Comment en effet,  se fait-il que ces textes soient si ressemblants tout en présentant des différences notoires ?

« Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils si ce n’est le Père ; et personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler » Matthieu 11 : 27

« Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le disputeur de cet âge ? Dieu n’a-t-il pas convaincu de folie la sagesse de ce monde ? Puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu, dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. » 1 Corinthiens 1 : 20-21.

Beaucoup veulent comprendre la Parole de Dieu mais, malheureusement, sans son Esprit nous ne pouvons rien comprendre car la Bible dit que l’homme animal ne peut comprendre les choses de Dieu (1 Corinthiens 2 : 14).

Comment pouvons-nous comprendre ce Dieu infiniment Grand, infiniment Puissant et si Magnifique ?

Il sera impossible de lire ces livres et de passer outre cette harmonie et cette ressemblance qui peignent ce Dieu qui accepta de prendre la nature de sa créature et décida de mourir comme une bête à la croix.

Le Seigneur Jésus a plusieurs aspects qui sont contenus dans le mystère de Sa personne. Il est en divers endroits représenté par des images qui manifestent ses différents aspects.  De prime abord, la mystérieuse vision d’Ézéchiel présente quatre êtres vivants que l’on retrouve aussi dans le livre d’Apocalypse.

« Et au milieu encore apparaissait une ressemblance de quatre êtres vivants et voici leur forme : Ils avaient une ressemblance humaine et chacun  d’eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes. Et leurs pieds étaient des pieds droits, et la plante de leurs pieds était comme la plante de pied d’un veau, ils étincelaient comme l’éclat de l’airain poli… Leurs faces ressemblaient à la face d’un homme, à la face d’un lion à la main droite, à la face d’un bœuf à la gauche des quatre, et à la face d’un aigle à tous les quatre… »  Ézéchiel 1 : 4-10.

« Et devant le trône, il y avait une mer de verre semblable à du cristal ; et au milieu du trône et autour du trône se tiennent quatre êtres vivants, pleins d’yeux devant et derrière. Et le premier être vivant était semblable à un lion ; le second être vivant était semblable à un veau ; le troisième être vivant avait la face comme un homme ; et le quatrième être vivant était semblable à un aigle qui vole. » Apocalypse 4 : 6.

La précision que donne Apocalypse 5 quant aux caractéristiques de ces quatre êtres vivants, nous amène à comprendre que l’Agneau assis sur le trône n’est rien d’autre que Jésus Christ. Les quatre êtres vivants représentent Jésus illustré dans les quatre aspects que nous présentent les quatre Évangiles. Car chaque évangile représente un aspect spécifique de Jésus.

Le Premier être vivant est semblable à un lion. Jésus est représenté par un lion selon Apocalypses 5 : 5 « Et l’un des anciens me dit : Ne pleure pas, voici le Lion qui vient de la tribu de Juda, de la racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et pour en rompre les sept sceaux. »

Or le lion symbolise la Royauté du Messie. Et dans les évangiles, le livre de Matthieu présente avec précision que Jésus est le descendant de David, fils d’Abraham roi d’Israël  selon la chair.

Matthieu, écrivant pour des Juifs, souligne la royauté de Jésus, le Messie. Il s’appuie sur de constantes citations de l’Ancienne Alliance (Matthieu 11 : 10 ; 21 : 11 ; 26 : 24) et, s’applique à exposer l’enseignement de Christ sur le Vrai Royaume de Dieu qui est venu pour les libérer de l’esclavage du péché, par opposition aux opinions erronées admises au sein du judaïsme.

Le Deuxième être vivant est représenté par un veau. Marc, écrivant sans doute pour les gentils (païens), expose le témoignage de Pierre et insiste sur la puissance salvatrice de Christ, manifestée par ses miracles, son obéissance totale à Dieu. Il peint Jésus l’inlassable.

Selon Marc 1 : 1, Jésus est comparé à un veau, ce qui fait ressortir son aspect de serviteur. Car le veau était un animal qui travaillait dans les champs et n’était utile que pour le service. D’ailleurs, le Seigneur  pouvait le confirmer en disant « Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour plusieurs. » Marc 10 : 35 (voir également Marc 9 : 35 ; 10 : 35).

Le Troisième être vivant a la face d’un homme. Cet aspect fait référence au livre de Luc. Il met en exergue le fait que Jésus soit Fils de Dieu. En effet, dans Luc 1 : 26-38, Jésus est représenté comme le Fils de l’homme  (Luc 5 : 24, 6 : 22, 7 : 34). Ce livre nous révèle le côté humanitaire de Jésus-Christ. Il est le seul qui retrace l’enfance de Jésus jusqu’à son adolescence.

« Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Alors il descendit avec eux et vint à Nazareth, et il leur était soumis. Et sa mère gardait toutes ces paroles dans son cœur. Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, auprès de Dieu et devant les hommes » Luc 2 : 50-52.

Ce Jésus homme est toujours obéissant à ses parents et au Père Céleste. Aussi, pour illustrer la nature pécheresse de l’homme et la miséricorde d’un Père qui nous attend toujours bras ouverts, il prendra la parabole du fils prodigue. Dans ce livre, il y décrit l’homme parfait, que l’humanité à rejeter en le clouant à Golgotha car n’oublions pas le but premier de ce livre : celui de montrer à Théophile la véracité de l’Evangile qu’il a reçu « …afin que tu connaisses la certitude des choses dans lesquelles tu as été instruit de vive voix… » (Luc 1 : 4).

Le quatrième être ressemblait à un aigle qui vole. C’est ici le symbole de la divinité de Jésus tel qu’elle est représentée dans le livre de Jean. Jean présente Jésus comme le Dieu véritable (Jean 1 : 1-14). Effectivement, l’auteur de ce livre nous révèle qui est Dieu, sa nature, qui Il est. Or, les autres livres nous parlent de ce que le Seigneur Jésus a fait.

A travers ce livre, on voit cet aigle grand et puissant qui reste sur les hauteurs. Le but ici n’est plus de parler de Jésus comme fils de l’homme (voir livre de Luc), mais de montrer Jésus comme le Fils unique de Dieu (Jean 1 : 34 ; 49 ; 5 : 25 ; etc.). Dans certaines versions de Bible, on peut se rendre compte que Jean a emprunté le terme du tétragramme du livre d’Exode : « Et Dieu dit à Moïse : JE SUIS QUI JE SUIS. Il dit aussi : Tu diras ainsi aux enfants d’Israël : Celui qui s’appelle JE SUIS… » (Exode 3 : 14) pour monter aux destinataires du livre (Juifs convertis certainement) que Jésus est bel et bien YHWH.

De plus, dans chaque chapitre (notons que les textes originaux n’ont pas de chapitres, ni de versets) de Jean par exemple, nous pouvons avoir un aspect de la divinité de Jésus-Christ le NAZAREEN :

Dans Jean 1 : LA PAROLE DE DIEU

Dans Jean 2 : IL EST CELUI QUI CHANGE L’EAU EN VIN

Dans Jean 3 : IL EST CELUI QUI DONNE LA NAISSANCE D’EN HAUT

Dans Jean 4 :IL EST LA SOURCE D’EAU VIVE

Dans Jean 5 : IL EST LE PÈRE

Dans Jean 6 : IL EST LE PAIN DE VIE

Dans Jean 7 : IL EST CELUI QUI DONNE L’ESPRIT

Dans Jean 8 : IL EST JE SUIS (YHWH)

Dans Jean 9 :IL EST LA LUMIÈRE DU MONDE

Dans Jean 10 : IL EST LE BON BERGER

Dans Jean 11 : IL EST LA RÉSURRECTION

Dans Jean 12 : IL EST LE MESSIE ROI D’ISRAËL

Dans Jean 13 : IL EST CELUI QUI LAVE LES PIEDS DE SES DISCIPLES

Dans Jean 14 : IL EST LE CHEMIN, LA VÉRITÉ ET LA VIE

Dans Jean 15 : IL EST LE VRAI CEP

Dans Jean 16 : IL EST CELUI QUE L’EGLISE ET L’ESPRIT GLORIFIENT

Dans Jean 17 : IL EST LE GRAND PRÊTRE

Dans Jean 18 : IL EST L’AGNEAU CHÉTIF

Dans Jean 19 : IL EST CELUI QUI ACCOMPLIE LA LOI DE MOÏSE

 

Nous aurons par la grâce de Dieu, des exhortations ou des enseignements allant dans les détails sur ces différents livres d’évangiles. En attendant, que le Seigneur vous fortifie et vous garde jusqu’à son avènement qui est pour bientôt. Oui, amen Seigneur Viens ! Nous voulons déjà rentrer chez nous.

Maranatha

lavoixdeceluiquicrie

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