TÉMOIGNAGE/ Délivrée de la danse et du rap par Jésus

Bonjour à tous ! Je m’appelle ONGALAH OBARIGUI Berthie Chancia, rachetée et devenue esclave de Jésus par sa grâce.

Née le 30 Mai 1996 à Libreville, j’ai grandi dans une famille comme tout autre, avec un père et une mère mariés, ainsi que  plusieurs frères et sœurs, notamment du côté de mon père. Du côté de ma mère, sur cinq enfants, je suis le deuxième et la première fille.

Durant mon enfance,  Je fus sujette à de nombreuses maladies. Mais Jésus est bon, car Il n’a pas permis que j’en décède. Je peux affirmer que j’ai eu toutes les maladies qu’un enfant peut avoir.  De plus, trois mois après ma naissance, une malformation commença à se former  à mon œil gauche.

S’agissant de mon comportement, j’ai toujours été calme, timide et renfermée et je pense que c’est à cause de cela que les gens ont pu me minimiser. En effet,  je fus la risée de mon entourage à la maison comme à l’école. J’ai été surnommée « albator » à cause de mon œil, mais aussi« montgolfière » à cause des maladies qui m’avaient rendue sans force.

A la maison, on m’a vraiment pointé du doigt comme si on m’en voulait d’être tombé malade ; comme si je tombais volontairement malade. J’étais  tellement minimisé qu’il été souhaité que celle qui me suit soit la grande sœur, car pour ma famille, je n’avais pas l’étoffe d’une aînée. En plus de cela, certaines paroles ont été prononcées à mon égard à l’exemple de : « Tu es vilaine »,« Tu es bête »,  « tu ne sers à rien», quoique mes résultats à l’école n’étaient pas catastrophiques.

Et comme je ne savais pas me défendre, au primaire je faisais souvent l’objet de brimades. Je me rappelle qu’en classe de CP1, un jeune garçon m’avait mis un coup de poing au nez et je me suis mis à saigner. En classe de CP2, une jeune fille m’avait pris pour un mouchoir en se mouchant littéralement  sur mon visage.

Par rapport à tout ce qui m’arrivait, je me posais des questions. Je parlais à un Dieu, mais à un Dieu que je ne connaissais pas. Je me demandais pourquoi  j’étais tant rejetée ? Pourquoi on ne m’aimait pas ? Pourquoi suis-je née et pourquoi  je suis-née  avec tant de problèmes ? Pourquoi ma mère n’a-t-elle pas avorté ? Tout ce que je vivais m’énervait et me déprimait tellement, que j’avais pensé au suicide. Je réfléchissais à comment m’ôter la vie sans que personne ne s’en aperçoive. Mais une voix remontait en moi et disait « ENFER », ce qui me troublait et j’essayais alors de ne plus y penser.

Toutefois, Il y a quelque chose que je n’arrivais pas à enlever de ma tête : c’est que plus tard, j’allais être chantre de Dieu, servante de Dieu. Il est  vrai que je cherchais Dieu et que tout ce que qu’on nous demandait de faire en assemblée (pour ma part à l’école du dimanche),  je le faisais. Mais j’avais l’impression de parler à Dieu sourd et muet.

En classe de CM1, j’ai commencé à me rebeller. J’en avais assez  d’être minorée. Quand il arrivait que les camarades de classes me battent,  je rendais. Une fois,  cela a fini par une bagarre. Après l’obtention de mon Concours d’entrée en 6(j’avais 11ans),  je n’ai pas été envoyée dans l’établissement de mon choix (le Seigneur fait toute chose bonne en son temps). J’ai été orienté dans une école privée dans laquelle,  je m’enfonçais davantage.

En classe de 5ème, j’ai été envoyé dans un lycée public (Lycée Paul Emane Eyeghe) où j’avais de mauvaises fréquentations. Je bénis le Seigneur de ce qu’Il nous a dotés d’une conscience.  Je savais donc que si je continuais dans ces mauvaises fréquentations, j’allais devenir comme eux. Suite à cela, à la fin de l’année, j’ai demandé à mes parents de me remettre dans l’établissement dans lequel  j’étais auparavant,au risque de les causer encore plus de soucis (déjà que ma mère s’irritait constamment  à cause de moi).

J’avais une passion qui était la danse, bien que je ne fusse pas professionnelle. La danse me permettait de m’évader, de me sentir bien et de tout oublier. Pour d’autres cela pouvait être de la drogue ou de l’alcool, mais pour moi c’était la danse (plusieurs styles confondus).En ce temps, j’ignorais que l’un de mes noms de famille (ONGALAH) réfère à un rite d’initiation chez les femmes dans le village de ma mère et que par conséquent, c’est cet esprit qui me rendait esclave de la danse. Plus je grandissais, plus je m’adonnais à cette pratique. Etant donné que  j’ai des grands frères qui dansaient, j’en profitais.

En classe de 4eme, je découvre le RAP par des « amis » et ce fut comme une révélation ! Je pouvais en plus de manière corporelle, m’exprimer de manière verbale. Au fur et à mesure que j’écoutais et pratiquais le RAP, je devenais de plus en plus rebelle, de plus en plus violente que ce soit dans mon comportement ou dans ma manière de parler. Le respect avec maman n’était presque plus et j’extériorisais tout par la violence et la colère. C’est comme si tout ce que j’avais enfermé dans mon cœur depuis mon enfance, se manifestait sous forme de colère et de haine.

Je rappelle que lorsque j’avais  11 ans, il y a eu une bagarre générale entre la famille de mon père et celle de ma mère. A cette occasion, des propos très blessant et très choquant nous ont été adressés. Cette situation m’a davantage fait détester la famille de mon père et surtout le mariage, puisque je n’ai pas eu le plus bel exemple de mariage, si je puis m’exprimer ainsi. Le diable s’est servi de cette attitude pour m’infiltrer des pensées de lesbianisme. Je me disais que si entre homme et femme il n’y a pas d’entente, moi,  je préfère chercher une femme comme moi. Ce qui me conduisit à m’habiller de plus en plus comme un homme. Quelle abomination ! Frères et sœurs, Satan ne perd pas son temps.

En Classe de 2nde, j’arrive enfin dans le lycée que je désirais tant, le lycée National Léon MBA (LNLM). Je vais davantage m’y enfoncer dans le péché et les passions de la jeunesse (triche collective…). Mais le Seigneur a permis que parmi les filles avec qui je marchais, il y avait une qui était nouvellement convertie et qui nous parlait souvent de Dieu. De plus, au cours de l’année, il a permis qu’un jeune homme passe deux fois prêcher l’Evangile dans ma classe. Et pour couronner le tout,  à la maison, ma petite sœur, se convertie et vient à la maison avec de nouvelles « théories ». J’en étais choquée.

Elle nous pressait de lire le témoignage d’Angélica Zambrano et nous parlait du retour de  Jésus, de l’enlèvement, etc. Un jour j’ai lu ce fameux témoignage. Dans la peur, j’ai réalisé ce qui nous attendait après la mort sans Jésus, mais lieu de me repentir avec mon cœur, je l’ai plutôt fait avec mon intelligence. Lors de ma conversion, j’ai réalisé qu’à ce moment, Dieu avait mis sa semence dans mon cœur et il ne manquait plus que la pluie pour la faire croître (Esaïe 55 :10-11).

En classe de 1ère, alors que je m’apprêtais à faire une grosse bêtise, le Seigneur a envoyé ses serviteurs dans ma salle de classe. Ce jour-là, j’étais avec les autres en train de rapper. L’un d’eux a donné son témoignage et a ensuite prêché. Il a parlé du sacrifice de la croix, du péché, de  l’enfer et de l’enlèvement de l’Eglise. C’était un Lundi 10 décembre 2012, vers 14h. Le Seigneur m’a véritablement touché ce jour.

Toute la haine, la colère, le mépris des hommes qui m’animaient, je les ai déposé à ses pieds comme le dit 1 Pierre 5 :7 « Décharger sur Lui tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous ». Ce jour, la mort m’a quitté, l’enfer m’a lâché, car Celui qui tient les clefs m’a libéré de la prison de Satan.

Après ce jour, je n’ai plus aimé la compagnie de mes amis parce qu’on ne parlait plus le même langage. Ils se sont éloignés de moi, mais parce que Jésus avait remplis mon cœur d’Amour, malgré leur rejet, j’allais toujours leur prêcher l’évangile.

Jésus m’a donné la force de pardonner à tous sans exception, et gloire lui soit rendue, je n’arrive plus à me mettre en colère sauf contre le péché (Jésus est trop fort !). J’ai reçu la paix, la joie, l’Amour que le monde n’a pas pu me donner. Je ne regrette pas d’avoir fait ce choix quand bien même la marche est difficile. Je sais que Jésus est là et qu’Il m’aide à avancer, car ce qu’il veut c’est que nous soyons sauvés. Or pour être sauvé, nous devons connaître notre Dieu : « Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » Jean 17 :3

A tous ceux qui ont été blessés par leur entourage, qui ont été rejetés et mal compris, Jésus est là. Il guérit les cœurs blessés et donne du repos à ce qui en ont besoin car c’est lui-même le vrai repos. C’est le seul qui nous aime d’un amour ÉTERNEL (Jérémie 31 :3). Ne regardez pas à ce que les hommes disent de vous, parce que ce n’est pas ce que Dieu pense de vous ! Je vous assure qu’à ses yeux vous êtes très précieux. C’est d’ailleurs pour vous (nous) qu’il est mort et ressuscité afin que nous ayons la vraie vie (Jean 3 :16).

Voulant remplir un vide en moi, par la danse et le Rap, je m’enfonçais encore plus dans ma situation de péché. Mais quand j’ai rencontré la personne qui a su combler ce vide en moi, je ne pouvais que tomber amoureuse ! Jésus est le véritable Amour et il n’y a personne comme lui ni sur cette terre, ni partout ailleurs. Dieu n’a pas de projet de malheur, mais de paix pour chacun de nous (Jérémie 29 :11).

SOYEZ BÉNIS !

 

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