TÉMOIGNAGE NINA : J’ÉTAIS A LA QUÊTE D’UN VÉRITABLE HOMME!

Je m’appelle Nina MOUMBEKI, je marche avec mon époux depuis 7 ans et avec Jésus, le meilleur des époux, l’Epoux Fidèle depuis 16 ans déjà.

J’ai donné ma vie à Jésus il y a de cela 16 ans alors que j’étais étudiante.

Au collège déjà, je ressentais cette soif de Jésus. J’étais pieuse. En 4ème j’avais reçu le prix de la meilleure élève en conduite chrétienne. J’étais dans ma classe l’une des rares élèves attentives pendant le cours de catéchèse.

Il y a avait un vide en moi que je trainais pendant longtemps. Dès la classe de 5ème, j’étais convaincue que l’Eglise que je fréquentais n’était pas la bonne. J’avais commencé à cesser de prier Marie, d’aller à la confession … Je confessais mes péchés directement à Dieu.

A cause de l’autorité de ma mère, je ne pouvais pas me permettre de faire un tour du coté des églises dites éveillées, je devais supporter de fréquenter cette église malgré les écarts de comportement des dirigeants et des écarts sur la doctrine. Je nourrissais secrètement le rêve d’avoir mon BAC, d’aller à l’université loin des parents et de commencer enfin à chercher une vraie Eglise où l’on m’enseignerait comment obéir à Dieu.

Lorsque j’ai eu mon BAC, je suis allée à Libreville mais l’influence parentale était toujours là. Je fréquentais un groupe de jeunes sur le Campus avec qui nous avons commencé le Renouveau Charismatique des étudiants. Je savais que j’étais dans le faux car j’étais dans l’impudicité. J’avais un petit ami qui était au Grand Séminaire, il était à l’époque Abbé. Lorsque je lui ai fait comprendre qu’on ne pouvait pas aller plus loin dans notre relation car c’était un péché et que si ses supérieurs l’apprenaient, il risquait l’exclusion du Séminaire. Il m’avait répondu que je n’avais pas à m’inquiéter, ni à en avoir honte. En effet, tous ses supérieurs (prêtres, évêques…) et ses collègues futurs prêtres avaient des petites amies, sauf un que je connaissais particulièrement. Même les religieuses avaient des relations sexuelles, principalement avec les prêtres … Sa réponse m’avait choquée. Je savais que c’était la vérité. Lui était convaincu que ce n’était pas un péché tant qu’on n’avait pas plusieurs partenaires (La norme c’était : un homme – une femme).

J’espérais que relation me rapproche de Dieu, de la Bible, de la religion… mais ça n’a pas été le cas. Nous avons rompu quelques mois plus tard.  Je suis tombée amoureuse d’un de mes professeurs, un jeune homme célibataire et sans enfant. A cause de sa maturité, j’étais convaincue que c’était le bon et qu’on allait se marier. On s’est séparé sans au revoir après avoir réalisé que je faisais partie de sa liste d’élèves avec qui il s’amusait. Pourtant, mon ex m’avait déconseillé de poursuivre cette relation. Il s’était renseigné sur cet homme et avait réalisé  qu’il n’était pas sérieux. Il voulait que je cherche quelqu’un d’autre, mais je m’étais entêtée. Après cette déception, je suis tombée sur un autre, un étudiant qui s’était attaché à moi, en attendant que sa petite amie décide de se remettre avec lui. Le cœur brisé, j’ai continué ma quête d’une relation amoureuse sincère et vraie, pure, sans sexe et avec Jésus comme garantie… Les amis que j’avais étaient des garçons en général car je trouvais les filles trop hypocrites, envieuses et colporteuses. Ma séparation d’avec mes amies au Collège m’avait laissé des profondes blessures. J’appréciais plus la compagnie des garçons, mais au fond de moi, je me sentais seule, vide, malheureuse au milieu d’eux. Certains me disaient qu’il fallait que je descende de mon nuage, que je ne trouverai jamais l’homme parfait qui attendrait qu’on se marie avant de coucher ensemble, qui ne me tromperait jamais, avec qui je serai heureuse car le vrai bonheur n’existe pas. L’un d’entre eux m’avait dit qu’il me fallait un demi-dieu, un homme moitié humain, moitié divin car le type d’homme que je recherchai n’existait pas. Je ne connaissais pas la Parole de Dieu, mais je savais que Dieu avait réservé les relations sexuelles pour le mariage et qu’il ne pouvait pas mettre un joug sur l’homme pour qu’il soit malheureux après avoir suivi ses exigences. Je savais au fond de moi que si j’obéissais à la Parole de Dieu, je serai une femme heureuse. Deux ans plus tard, lorsque j’ai rencontré le Seigneur, j’ai compris que le type d’homme que j’avais toujours recherché existait en grand nombre dans le Royaume de Dieu et qu’il y en avait pour tous les goûts. Dieu est bon. Alléluia !

Ma rencontre avec le Seigneur

Deux ans plus tard, je suis allée continuer mes études à Abidjan, dans la même monotonie, les mêmes péchés, la même recherche du Seigneur, les mêmes interrogations…

Un samedi soir, j’avais passé la nuit chez une amie et dans le taxi que j’avais pris pour rentrer chez moi, des jeunes filles sont montées, l’une d’elles m’a invitée dans leur assemblée. J’étais hésitante car j’avais déjà une invitation pour l’après midi et ce matin, j’avais ma lessive à faire. J’ai demandé au Seigneur si je devais suivre la sœur et j’ai entendu une voix me dire : « Vas-y. » C’est ainsi que je suis descendue avec la sœur. Auparavant, j’avais fait une prière au Seigneur en lui disant que la première « église éveillée » dans laquelle je rentrerai pour prier est celle que j’allais désormais fréquenter et ainsi rompre avec l’Eglise Catholique.  J’ai aimé l’ambiance qui était très différente, c’était une assemblée de plus de 100 personnes. Tout le monde louait Dieu et dansait (pas seulement la chorale). Tout le monde avait une Bible et un cahier et chacun prenait note. J’étais impressionnée. Heureusement que j’avais mon agenda. Je me souviens encore du message. Cela parlait de la foi passive et de la foi active. Celui qui a la foi active pose des actes concrets… Après cette réunion, ma décision était prise, j’avais trouvée ma nouvelle église. Je pouvais enfin réaliser mon rêve d’être une vraie chrétienne, une vraie sœur en Christ et de sortir de la fausseté de l’Eglise Catholique.

J’ai suivi pendant près de 2 mois, des études bibliques. Je voyais ces études comme des cours pour mieux connaitre Dieu. J’avais toujours été convaincue d’être chrétienne depuis mon enfance et que le seul problème était l’Eglise que j’avais fréquentée jusqu’à lors. Cette Église ne m’avait pas enseigné sur la haine du péché, il y avait beaucoup de légèreté, de fausses doctrines, sorcellerie… Pour moi, le problème c’était l’éducation, la famille, l’Église Catholique…

Quand je repensais aux différentes situations de ma vie où j’ai vu le Seigneur intervenir et me secourir, je refusais d’admettre que je n’étais pas chrétienne ni sauvée. Ma vie était quand même assez rangée, je n’étais pas intéressée par les boites de nuit, j’étais polie, serviable, disponible pour les autres… Personne n’avait le droit de me dire que j’étais perdue. J’étais réservée, calme, timide… Personne n’avait le droit de me dire que j’étais orgueilleuse, que la timidité c’était de l’orgueil car derrière se cachait la peur de se tromper, d’être vue tel qu’on est réellement, donner une bonne image de soi …

L’entretien que j’avais eu avec l’une des responsables avant mon baptême s’était terminé lourdement. C’est clair que je n’étais pas prête pour le baptême. Elle m’avait dit des choses que je n’avais jamais entendue auparavant, choses que personne ne m’avait jamais dites, du genre : «  Tu savais que telle chose était un péché ? Pourquoi donc tu l’as fait ?…, tu es orgueilleuse,… tu as une fausse humilité, apparence de la piété… » C’était trop fort pour moi. Je suis partie de là dans le silence, mais je bouillonnais au-dedans de moi. J’attendais juste de descendre du taxi, de rentrer chez moi, refermer ma porte et me plaindre devant le Seigneur de la manière avec laquelle cette sœur m’a traitée.

C’est ce que j’ai fait, je me suis jetée sur mon lit avec une grande colère : « Elle se prend pour qui cette sœur pour me parler de la sorte ? Est-ce qu’elle me connait ? Elle sait par quoi je suis passée, combien de fois, j’ai subi le rejet, le mépris, les moqueries ? Elle ose me dire que chaque fois que je péchais j’étais consciente, que je savais ce que je faisais. Qu’est ce qu’elle en sait ? Elle veut dire qu’elle n’a jamais péché ? Pourquoi elle me juge ? Et pourquoi toi Seigneur, tu l’as laissée me parler de la sorte ? Est-ce qu’elle est dans mon cœur, pour réaliser combien je t’aime et comprendre que je t’ai toujours cherché ? D’ailleurs, je n’irai plus à leur Eglise, elles sont là à juger les autres comme si avant de se convertir, elles n’avaient jamais péché. Et d’ailleurs, ce soir je dors sans te prier ! »

C’est ainsi que j’ai dormi, pour la première fois « sans prier »…

Lorsque je me suis réveillée le matin à 6h, j’étais allongée sur mon lit et j’ai commencé à penser à ma vie. Le Seigneur a fait défiler devant mes yeux tout le film de ma vie. Je me suis mise à pleurer, j’ai vu combien de fois le Seigneur m’aimait mais comment je vivais dans le péché volontairement, toujours en train de me justifier. J’ai vu combien de fois j’étais orgueilleuse, toujours en train de vouloir paraître sage, vertueuse, heureuse alors qu’on fond, ma vie était triste et vide. Je ne voulais pas de rapports sexuels avant le mariage car c’est un péché, mais je me masturbais en cachette. J’avais beaucoup d’amertume et de haine dans mon cœur mais devant les hommes, je jouais à celle qui pardonne facilement. Je me faisais passer pour une chrétienne, mais j’étais une bonne païenne qui blessait le cœur de Dieu et qui finirait en enfer si je ne me repentais pas. Devant tant de souillures, j’ai supplié le Seigneur de me pardonner, je lui ai sincèrement demandé pardon pour tous mes péchés, je lui ai demandé de guérir mon cœur blessé, que j’acceptais son amour pour moi et que désormais je marcherai avec lui jusqu’à la fin de ma vie. C’était merveilleux ! Le Seigneur m’a consolée…

Je suis arrivée aux cours très en retard, les yeux bien gonflés et rouge tellement j’avais pleuré de peine et de joie. Malgré la peur d’être renvoyée par le professeur d’Anglais j’étais comblée de joie et de paix. Plus rien ne m’effrayait. Je marchai à coté du Grand Roi. Alléluia !

Le professeur d’Anglais m’a accueilli avec surprise. Il était plus de 9h. Il pensait que j’étais malade, je lui ai répondu par la négative. Notre conversation s’est suivie à peu près ainsi:

  • (Lui) Why are you late? Have you got a problem?
  • (Moi) Yes, Sir.
  • (Lui) Oh, what kind of problem?
  • (Moi) A problem with God.
  • (Lui) With God? You kill someone?
  • (Moi) No Sir. I did more of that!
  • (Lui) Oh! …

Je lui ai simplement souri, je ne savais comment expliquer cela à un musulman. Je savais qu’il ne comprendrait pas que Jésus est mort à cause de nos péchés et que refuser d’accepter cela, c’est comme le clouer à nouveau sur la croix. Je lui ai résumé que j’étais « en palabres » avec Dieu et que désormais c’était réglé. Il m’a donc encouragé à continuer dans cette voie.

Je me suis faite baptiser quelques jours plus tard, le 27 mars 2000. J’ai vécu des moments de troubles dans ma marche, mais Jésus a toujours été là pour moi. Il est l’ami fidèle qui ne déçoit jamais.

Mot de la fin

J’aimerai terminer ce témoignage par l’un de mes versets préféré en rappelant que le vrai repos ne se trouve qu’en Jésus seul.

Matthieu 11:28-29  « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.  Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes »

 

Que Dieu vous bénisse.

One Response

  1. Anonyme
    Anonyme at |

    à peu près mon témoignage
    j’ai l’impression de lire ma vie à travers ces lignes

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